Beauty Foule World





Ne perdons pas notre vie à la gagner

# Posté le jeudi 12 juin 2008 15:01

On meurt de toi

On meurt de toi
Mes illusions donnent sur la coure. Celle où dansent ces gens qui pleurent. Ceux que seule la vodka parvient à faire sourire, avant de les jeter dans la noire solitude et l'ignorance. Dans la vapeur de l'alcool, ils voient leur vie s'envoler. Je m'amuse à la transpercer en lançant ces cailloux que j'ai ramassé près de la grande maison qui nous faisait peur, petit enfant. Je me fais mon film. Je me fais mon film. Sans caméra, sans "couper", ma propre action. Je me fais mon film. A encore se demander ce que l'on est. A encore se demander ce que l'on fait. Je dessine des croix. Elles se multiplient, sans en savoir la raison. Elles ne savent pas, elle n'avaient rien demander. Elles n'ont aucun sens, aucun but. A m'emmener, où? Je ne sais pas. Et puis à prier pour je ne sais quoi. S'agenouiller bêtement, fermer les yeux inconsciemment, parler dans l'ignorance, encore, et dans l'oubli des autres. Je n'ose plus les ouvrir. Que saignent les taureaux. Les saisons passent, quatre par quatre, ne sachant plus vraiment si elles ont un rôle. Plus personne ne les regarde. L'été ne cesse de pleurer, et le printemps pâlit. Ils s'en moquent. De toutes manières, à quoi bon lever la tête se disent-ils. J'ai encore trébuché, au milieu de ces pigeons, les phares dans les yeux, le vent qui a oublié de me prévenir de ce pavé qui dominait. Et ce sable entre mes mains. Cette poignée désireuse. L'un crie qu'il ne veut pas quitter l'autre. La mer les emmènera. Elle n'a que des larmes à leur dire. Et un autre romantique, qui se verra en moi. Il se dira peut être "ho c'est beau comme il l'aime". Mais je n'ai jamais aimé que ces Mots. Je n'ai pas de Joconde. Juste cette plume? J'en sais rien. Toujours ces gens qui font semblant de semer la grâce derrière eux. Et ceux qui se risquent, comme des nouveaux Rimbaud, à les cueillir. Tu ne le sais pas, mais on meurt de toi. Tu ne le voulais pas. On t'a fait, on t'a prié, on s'est battu. On t'a battu. Et ils s'éteignent tous entre tes mains. Vas-t-en. Fuis. Dégage. Tu es perdu. Ils t'ont perdu.

# Posté le mercredi 11 juin 2008 15:50

Ton discours

Ton discours
Jeter cette bouteille à la mer. Un message d'amour dedans. J'ai envie de dire à cette personne que je l'aime. Je ne la connais pas? Et alors, elle non plus. Je laisserai accrocher un fil qui la reliera à moi. Elle viendra si elle le souhaite. La mer est ouverte. Le compte à rebours est lancé. Quatre, deux, neuf, douze... je ne sais plus compter. Mais à quoi bon? A crier ton nom à travers les collines et les arbres. Ils me reviennent en pleine face sans me prévenir. Un demi tour précipité, prématuré, trop à mon goût. Et je ne sais pas pourquoi, à cet instant, je pense à ça. Subitement. Tu sais de quoi je parle? De ce que je t'ai promis. De ce que je ne souhaite pas avoir l'occasion de faire. De le dire, face à eux, en hauteur, devant toi. Le sourire insistant, les yeux pétillants, les larmes coulants, j'aurai le discours à la bouche. Celui finissant pas cette phrase que tu aimes tant. Tu sais non?
Moi je veux des couleurs. Par pitié pas de noir. Je n'aime le noir qu'avec beaucoup de lumière. Je ne l'aime qu'avec ces étoiles éparpillées. Je ne l'aime qu'avec la sensation qu'il va nous tomber dessus.
Et à tourner dans le bocal comme des poissons, à s'amuser à se retourner, à ne pas tomber.
Un feu de joie autour de nous deux. Il nous nargue de sa beauté et de ses couleurs dans cette nuit qui tombe pour imiter la pluie. Il crucifie cette pierre noire, la faisant crier, hurler, la faisant rougir.
Encore... Encore... promets moi. ENCORE



Mo'&Mo. <3

# Posté le mardi 03 juin 2008 14:54

Une envie

Une envie
Comme si elle pouvait s'envoler. Comme si elle pouvait partir comme ça. Comme si elle pouvait s'enfuir.
C'est mon truc à moi. C'est mon truc à moi. C'est mon truc à moi. J'ai souvent pensé à une bouteille en plastique dans ces moments là. Ceux qu'on écrase pour qu'elles prennent moins de place dans la Poubelle. C'est pour cela, qu'un jour, je le sais, certains l'imaginent, d'autres ne le conçoivent guère, je le ferai. Il y en a qui savent de quoi je parle, et encore d'autres qui n'y ont pas pensé. Je ne préviendrai pas. D'avance, excusez moi pour le tort que je vais causer. J'aurai pas voulu tout ça. Je n'aurai pensé qu'à moi.
Pousser cette porte. Celle dont la poignée est si fragile. Celle dont la couleur peine à se montrer. Celle où la poussière dormait en paix. Je la réveille, je la bouscule d'un souffle fort. C'est un flot, une mêlée, une valse de particules qui s'envole, et qui me laisse sa place. Et derrière ce voile qui me séparait de l'autre côté, il y a cette rue sombre, que les vieux lampadaires aux bruissements effrayants, éclairent d'une lumière d'un jaune à se confondre avec la Lune. Dans cette ligne étrangement droite, un homme assis par terre, sur le trottoir de la pitié. Complètement ivre, il crie la bêtise humaine. Il venait surement de ce bar que l'on voit au loin. D'autres hommes comme lui sont plantés là, debout, épaulés l'un à l'autre. Ils chantent tous à l'amour, à moins que ce ne soit à la mort. Mais il n'est entre eux, qu'un léger fil de soie. Et il dansent, dans ce bar du port. Ils dansent jusqu'à l'aurore. Et je continue de les regarder au loin. Ils ne demandent juste qu'elles leurs accordent l'amour, une dernière fois. Ils sont fous, fous d'elles, mais ils les laisseraient partir, dès le lever du jour.

Si vous vouliez l'univers, moi je n'avais que moi. Comme un nuage qui recherche son ciel. Une envie de fuir ceux qui sont en laisse. Ceux qui se lient les mains, pensant qu'à deux ils feront une meilleure route.

# Posté le samedi 31 mai 2008 14:58

...

...
Peut-être le dernier je ne sais pas. C'est parce qu'elle me l'a demandé. Elle a crié, Ô désespoir que fait-il ?... Il est là, bel et bien là, à rêver toujours plus, à s'enfuir et à préparer ce temps de miséricorde souriante. Elle m'a conquise de son sourire, et je n'ai pu Lui dire non. Non Non Non Nonnnn... d'accord. Envie de ce voyage. [INTO]
Voyageur nous refaisons nos mondes, et des gamins surgissent. Ils ont les yeux du futurs et le coeur des étoiles.
Ils chantent que demain sera mieux. Mais ils ne savent pas. Ils ne comprennent pas. Et dans ce malheur, nous allons un jour leur apprendre, qu'il ne vivent que dans un voile de rêves et d'utopie. Laissez les, je vous en prie. Ne les emmenez pas dans votre foutu, votre ratée de vie. [THE]
Mais si vous Lisez, si vous écoutez, si vous regardez... je suis sure que vous aussi, vous n'attendez qu'une chose. Que vous vous amusez vous aussi, à fermer les yeux, et à faire comme ces enfants fragiles remplis de joie et d'utopie, au bord du précipice, à deux pas du grand saut, à deux pas du tombeaux. Je suis sure que toi aussi, réclameuse qui se reconnaîtra, souriante à l'infini, tu le sais tout ça. Laisse les yeux fermés, ne te laisse pas emmener. C'est si beau le noir, quand tu y mets les couleurs que tu désires. Je te fais confiance. [WILD]
Tous ces gens qui se donnent la réplique. Ces bourreaux qui se tuent sans un mot.

Restez-y...............Restez-y...........Restez-y

# Posté le jeudi 24 avril 2008 12:46

Modifié le samedi 26 avril 2008 07:00